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Retrouvez ici les nouvelles du site, notamment mes aventures photographiques. Le but est de parler davantage du contexte qui accompagne les images, et de montrer que la photographie d'oiseaux est loin d'être facile. Sujets absents, affûts et photos ratées, occasions manquées constituent l'essentiel des sorties !

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mardi 4 septembre 2018

Noir c'est noir, enfin presque

Cet été, j’ai tenté comme chaque année de faire quelques photos de mammifères. Mais pour la première fois, tous les affûts ont foiré. Animaux invisibles, où alors qui se donnent en spectacle au mauvais endroit à chaque fois, une cata. Même J-R, le pro de la photo de mammifères, a galéré cet été pour faire des images, ce qui est plutôt rassurant. Mais bon, lui, il a quand même réussi à ne pas finir bredouille contrairement à moi.

Du coup, pour patienter, voici une photo de la Galaxie du Tourbillon, M51. Déjà photographiée l’an dernier, j’ai retenté le coup ce printemps avec cette fois beaucoup plus d’images empilées, mais dans un ciel un peu moins noir que celui de la Drome provençale de l’an dernier. En 3 nuits, j’ai cumulé environ 102 images d’une pose unitaire de 2 minutes (sans compter les dizaines que j’ai supprimé à cause d’erreurs de suivi du ciel de ma part). Cela correspond quand même à 3h24 de pose cumulée durant lesquelles je n’ai pas sorti l’œil de l’oculaire réticulé, prêt à compenser manuellement les petites erreurs de suivi du ciel de ma monture. L’ensemble est pris avec le 50D fixé derrière mon Celestron C8, focale de 2000 mm à F/6,3.

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Cette fois, c’est moi-même qui ai bidouillé ma photo avec photoshop. Le plus difficile, depuis que j’ai défiltré le 50D, est de se débarrasser d’une dominante rouge omniprésente apparemment due à la pollution lumineuse, qui de plus présente un gradient sur l’image car bien entendu, la pollution lumineuse n’est pas uniforme dans le ciel. Au final, j’ai réussi à contenir le phénomène. La couleur de la galaxie est telle qu’elle apparait une fois que le fond de ciel est à peu près équilibré, moi j’aime bien !

dimanche 22 juillet 2018

Opération défiltrage

Fin février (oui je sais ça commence à dater...), j’ai décidé, pour passer le temps, de me lancer dans le défiltrage de mon vieux canon 50D pour le convertir du mieux possible à l’astrophotographie. Alors c’est quoi le défiltrage ???

Dans le ciel profond, il y a beaucoup de nébuleuses rouges qui émettent une lumière ayant une longueur d’onde assez spécifique que l’on appelle H-Alpha, issue de l’ionisation de l’hydrogène. Cette lumière est malheureusement arrêtée en grande partie par un filtre présent devant les capteurs des appareils photo et qui sert justement à éviter que les photos terrestres soient trop rouges. En astrophotographie, c’est bien dommage de se priver de toute cette lumière rouge qui est émise en grande quantité par les nébuleuses. Alors pour résoudre le problème, on peut mettre son reflex en pièces, sortir le capteur, faire sauter ce fichu filtre, et remonter le tout. Normalement, il faut faire faire cette opération par un pro, mais ça coute dans les 300 euro. Sinon, on peut risquer de le faire soi-même, et il parait qu’on a environ 1 chance sur 2 de bousiller son reflex…

Mais voilà, je n'ai pas résisté à la tentation. Le 50D n’étant jamais utilisé en astrophoto car un peu trop haut de gamme, j’ai galéré pour trouver comment faire. Mais j’ai fini par trouver un tuto assez détaillé en anglais. Alors un jour je me suis lancé.

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Un dernier regard sur mon 50D encore en un seul morceau et c’est parti :

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Le premier capot est assez facile à enlever. Il y a les 2 premières nappes à déconnecter, celles de l’écran et des boutons. Elles ont été très faciles à déconnecter. Il a juste fallu que le capot m’échappe des mains, et en tombant ça s’est débranché tout seul. J’avoue que c’était pas prévu comme ça mais j’ai pas fait exprès…

Ensuite, il y a un bon gros circuit imprimé à virer, avec 10 nappes à débrancher, et plusieurs systèmes de connexions à étudier 1 par 1 pour essayer de ne rien abimer. Si on en casse 1, c’est fini, poubelle direct ! Il y a aussi un coup de fer à souder à mettre pour enlever un bout de blindage. Bon, ça se passe bien, je peux dégager ce circuit :

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On arrive enfin au capteur, le gros carré noir avec les monster connexions en haut et en bas. Il y a 3 vis à enlever pour le sortir complètement. Et c’est là qu’il manquait un petit détail dans le tuto : Les 3 vis ne sont pas serrées à fond, et servent en fait à régler l’orientation du capteur, pour qu’il se retrouve pile poil aligné dans le plan de netteté de l’image. Du coup, il faut repérer la position exacte des 3 vis en vue du remontage. Moi, je vire tout sans me soucier de ça, et ce n’est qu’en enlevant la 3ème vis que je vois le système de ressort dessous qui me fait percuter que ces vis servent de réglage. Bon, tant pis.

Une fois le capteur en main, je déclipse le plus vite possible le premier filtre, celui qui fait écran aux poussières et qui vibre pour éliminer ces dernières quand on allume ou éteint le reflex. Je l’enferme dans une petite boite au bout d’une pince pour le laisser à l’abri de la poussière, car il faudra le remonter après. Je n’ai pas pris le temps de faire une photo. Une fois ce premier filtre enlevé, j’arrive enfin à ce 2ème filtre, bleu, qu’il va falloir retirer :

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Il est collé tout autour avec une sorte de mastic noir tout pâteux et collant. J’essaie de couper tout autour avec un cutter, sans ripper pour ne rien abimer. Au début, rien à faire, ça ne bouge pas. Je commence à paniquer, je force de plus en plus, et puis miracle, ça y est ça vient !

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Je retire vite fait ce filtre, puis je remonte de suite le premier filtre pour éviter que trop de poussières ne passent entre le capteur et le filtre, puis le remonte le capteur et serrant les 3 vis au pif, puis je suis les instructions en sens inverse.

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Il ne reste plus qu’à tourner le bouton sur on pour voir si le 50D fonctionne toujours. Miracle, ça marche ! Un vrai pro ! Enfin presque. Après quelques essais sur une mire, je m’aperçois que la position du capteur n’est pas bonne, ce qui est un peu normal vu que je l’ai remis totalement au pif. Mais c’est pas si mal. Je décide quand même, comme si ça ne suffisait pas, de re-démonter le tout pour ajuster un peu la position du capteur en agissant sur les vis, sans savoir si je dois faire 1/8 de tour sur celle du bas ou 1 tour complet… Après un ajustement un peu hasardeux, incroyable, mon capteur se retrouve presque parfaitement positionné. J’arrive même à recaler l’autofocus à l’aide du micro-réglage du boitier, même si en astrophoto l’autofocus ne sert à rien. C’est juste pour le fun.

J’ai voulu tester tout ça sur la spectaculaire nébuleuse d’Orion, mais le ciel cet hiver a été vraiment mauvais tout le temps. Résultat, je n’ai pu assembler que 2 petites séries d’images prises en début de nuit. A chaque fois, ça s’annonçait très bien, et puis une fois tout le matériel installé, une brume arrivait pour foutre en l’air toute la préparation !

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Voici donc une image, il y a environ 20 poses de 30s et 45 poses de 60s assemblées. Il n’y a pas photo, le boitier a capté plus de lumière dans le rouge. Ça c’est la bonne nouvelle. La mauvaise, c’est que la pollution lumineuse est bien mieux captée également, et rend le fond de ciel bien rouge, et en plus avec un gradient donc pas partout pareil ! Sur cette photo, j’ai assez bien réussi à effacer tout ça avec des masques de fusion appliqués en dégradé sous Photoshop, mais comme vous le verrez plus tard, ça m’a causé plus de soucis sur d’autres objets celestes…

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samedi 7 juillet 2018

Oh la vache !

En général, en photo animalière, le photographe est là, tapis dans son affût, et l’oiseau ne vient pas. Mais parfois, l’affût est là, les oiseaux aussi, mais c’est le photographe qui ne vient pas. Et autant vous dire que c’est très con comme situation ! Mais c’est ce qu’il s’est produit avec le couple de pics mar. Entre les soirs ou j’ai fini le boulot trop tard, et les multiples soirs d’orage où le sous-bois était beaucoup trop sombre, j’ai loupé toute la repro des oiseaux. Le premier samedi où j’ai enfin pu me rendre dans mon affût, il ne restait déjà plus qu’un seul jeune dans la loge. Le temps de louper quelques photos de nourrissage, et le lendemain matin, il était déjà parti.

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J’avais, à un autre endroit, repéré un nid de rougegorges et un nid de tariers pâtre. Normalement, tout se présentait bien, j’aurais dû faire de jolies photos. Le couple de tariers était installé dans une petite prairie tranquille, les oiseaux utilisaient un vieux chardon pour se percher avant et après avoir plongé dans le nid caché dans les herbes pour ravitailler leurs petits. Ce perchoir était à moins de 15 mètres d’une haie parfaire pour installer un affût, et derrière le perchoir il y avait des petites fleurs jaunes qui créaient un joli fond. De plus, le matin, la scène était bien éclairée, et le soir, il y avait un contre-jour impeccable.

Mais voilà, le paysan a eu la bonne idée de mettre ses vaches dans le pré 1 où 2 jours après mes repérages. Résultat, à en juger la végétation du sol couchée dans le bois, les vaches sont allées faire la sieste tout autour du nid des rougegorges qui a été abandonné pendant la couvaison. Résultat, 8 œufs tout froids, à peine de quoi faire une petite omelette…

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Les vaches ont aussi eu la bonne idée d’installer leur quartier général à 10 mètres du nid des tariers. Du coup, elles y passaient le plus clair de leur temps. Y en a même une qui a failli coucher le perchoir des oiseaux avec son gros bide en passant tout près du nid. Du coup, catastrophe. Les tariers se sont mis à alarmer toute la journée sans ravitailler leurs jeunes, mais curieusement, ils n’ont pas abandonné le nid et profitaient des moments d’absence des vaches pour amener à manger aux poussins. Et bien entendu, quand les vaches étaient un peu plus loin, si je m’approchais de la haie pour m’installer en affût, elles venaient toutes s’agglutiner autour de moi et donc autour du nid…

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Un matin, après bien 2 heures d’attente, le troupeau se décide à aller un moment à l’ombre, dans le bois où le Rougegorge était parti depuis longtemps. Je tente de m’installer en affût dans la haie comme je peux, mais je perturbe quand même les oiseaux, d’autant plus qu’il y a aussi un couple de Pie-grièches écorcheurs qui s’est installé dans la même haie depuis quelques jours et qui effraye les tariers. Je peux quand même essayer de photographier les oiseaux à l’atterrissage, ce qui était mon idée de départ, mais bon ça foire pas mal. J’ai fait la mise au point sur le perchoir, car il me semblait qu’ils y arrivaient les ailes ouvertes, mais en fait non, la meilleure posture se présente un peu avant que les oiseaux ne se posent, donc quand ils sont encore derrière la zone de netteté. De plus, comme la matinée est un peu trop avancée, la lumière est dure et il y a beaucoup de turbulences dans l’air, ce qui n’améliore guère la netteté des images !

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Dommage pour la dernière…

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Après cette première tentative, pas le temps de modifier les réglages car les vaches reviennent déjà…

Nouvelle tentative en fin d’après-midi, les vaches ne sont pas là, le soleil non plus, c’est tant pis pour les photos en vol qui nécessite trop de lumière, et pour les contre-jours avec les ailes déployées éclairées par transparence par le soleil… Donc juste une petite photo de la femelle avant qu’elle ne plonge dans le nid.

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Et puis la pluie arrive. Les vaches sont à l’abri dans le bois, et c’est là que je me dis que c’est l’occasion d’essayer de faire des photos sous la pluie. Je décide d’utiliser ma télécommande, qui en théorie à une portée de 60 mètres, pour déclencher les photos. Comme ça, étant loin des oiseaux, je ne les dérange plus, et la simple présence du matériel sur pied dans le pré, bien protégé par une housse imperméable hi-tech (= un sac poubelle tenu par 2 élastiques) ne les gêne absolument pas. Je me cache à environ 40 mètres, ça marche, les oiseaux ravitaillent à fond, il pleut bien et moi je déclenche des photos à bloc avec la télécommande. Je récupère le matos, je regarde les photos, et là, je vous le donne dans le mille : pas la moindre trace de photo ! Et oui, encore une arnaque, cette télécommande (Phottix Aion, que j’ai quand même payé 100 euro et qui me sert à la base pour programmer mes astrophotos) a en fait, après vérification, une portée fiable de 7 ou 8 mètres. Au-delà de 10 mètres, elle est larguée. Elle déconne aussi régulièrement en astrophoto même quand je la laisse à 1 mètre du récepteur, super le matos !

Le lendemain, il repleut, les vaches sont à nouveau à l’abri dans le bois, je retente ma chance, cette fois en me planquant juste derrière la haie avec ma télécommande, et en ayant juste un petit trou dans les branchages pour voir le perchoir. Ça fonctionne enfin, bon, ça fait des photos sympas avec les gouttes d’eau, mais ces dernières sont moins présentes sur les photos que ce que j’imaginais. Pourtant il pleut pas mal !

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Cinq minutes après la dernière photo, le soleil sort en contre-jour, ambiance magnifique, mais pas d’oiseau sur le perchoir bien entendu !

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Et 20 minutes plus tard, il pleut à bloc, cette fois l’ambiance pluie est bien présente sur les photos, mais toujours pas les oiseaux…

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Et puis voilà, lors de ma visite suivante, tout était fini. Les oiseaux avaient malheureusement abandonné le nid, plus de nourrissage, aucun jeune nulle part. Les vaches ont surement eu raison de la patience des tariers. Pour les photos de compétition, il faudra revenir l’année prochaine, avant les vaches cette fois. En général, il y a toujours un couple de tariers dans ce secteur, mais pas toujours aussi idéalement placés. Et moi, pour me venger, je me suis enfilé une belle entrecôte bien saignante au diner !

dimanche 10 juin 2018

Voyage aux cœur des pléiades

Voici un petit souvenir de cet hiver. J'ai tenté 3 soir de photographier M45, appelé amas des Pléiades. Ce bel amas, dont les étoiles sont parfaitement visibles à l’œil nu, renferme de beaux nuages de gaz bleutés, qui eux, ne sont révélés que grâce à la photographie. Le premier soir, j'ai été gêné par le vent qui a flouté pas mal de mes photos. Le second soir, c'est une brume invisible qui est venue faire foirer la plupart de mes images. Pourtant tout avait bien commencé, j'avais réussi à hisser mon Express dans la neige jusqu'à la plateforme au dessus du village malgré des pneus neige pratiquement lisses à l'avant...

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Et puis un soir, le ciel semble à priori parfait (comme les 2 coup d'avant me direz-vous...), mais comme je dois me lever à 5h le lendemain, je décide de faire les photos depuis mon jardin pour gagner du temps, en me disant qu'il va surement y avoir de la brume ou du vent ou un autre truc pour venir comme d'habitude faire foirer la séance photo. Mais au final, cette fois, rien ne vient troubler la qualité du ciel, si ce n'est la lumière des lampadaires, qui à cause de la neige au sol, semble envahir un peu trop le ciel. Résultat, voici quand même une image résultant de l'empilement de 60 images d'un temps de pose unitaire de 90s. Cette fois, c'est Pierre, un passionné d'Astrophotographie qui est source de bons conseils pour moi, qui s'est chargé du traitement de l'image. Moi, je n'ai pas réussi à faire aussi bien ! Le fond de ciel est un peu plus clair que d'habitude, la faute à la pollution lumineuse un peu plus présente. Mais vu tous les détails révélés sur l'image, on s'en accommode très bien !

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dimanche 13 mai 2018

Touches pas à ça p’tit con

Je sais, j’ai écrit un gros mot dans le titre de ce post. Mais bon, c’est excusable dans 2 cas. Tout d’abord, si c’est pour qualifier un chasseur, c’est souvent justifié. Ensuite, s’il s’agit d’une réplique culte de la trilogie de la 7ème compagnie, c’est aussi parfaitement justifié. « Touches pas à ça p’tit con » c’est le nom du bouton qu’il ne faut jamais toucher. Mais bon, on verra ça plus tard.

J’ai retrouvé mon couple de pics mar suisses de l’an dernier. Sans pouvoir être sûr qu’il s’agit des mêmes oiseaux, ils ont dans tous les cas élu domicile dans le même trou et ont le même accent suisse que l’an dernier. Pour la petite histoire, j’avais repéré un autre arbre avec des trous typiques du pic mar 100 mètres plus loin. Pendant que j’étais assis à quelques 10ènes de mètres en train d’observer si l’un des trous était occupé, une chevrette est venue droit sur moi. Je suis resté de marbre, vu que pour une fois, je n’avais pas pris mon matériel photo, bien entendu ! Elle s’est arrêtée à 20 mètres de moi, puis s’est couchée pour faire une petite sieste ! La situation a tenu 3 ou 4 minutes, avant que subitement, elle me repère et parte en panique à 300 km/h…

Finalement, rien à signaler dans ces nouveaux trous. Donc je me concentre sur mon trou de l’an dernier, en réinstallant ma tente affût « abri de rando Queshua » recouvert d’un filet camo qui coûte 2 fois le prix de la tente. J’ai mis un petit mot pour les potentiels voleurs suisses, même si on dit qu’il n’y a pas de voleurs en Suisse : « Merci de laisser le filet si vous volez ma tente. J’ai des moyens limités, je suis français et je bosse en France pour ne pas manger votre pain, alors j’ai un salaire de misère. »

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Comme l’an dernier, mon affût est tout de suite accepté par les oiseaux. Pas un cri d’alarme, en plus je réussis à y rentrer et à en sortir à chaque fois sans me faire repérer. C’est le début de la repro, je remarque qu’il y a assez souvent un oiseau dans la loge, qu’ils se relaient, mais que parfois, les 2 oiseaux partent en vadrouille. Le truc sympa, c’est que les oiseaux, surtout la femelle, restent parfois de longues minutes contre le tronc à côté du trou. J’ai donc tout le temps de faire des photos. De plus, la canopée n’est pas encore trop dense et j’ai une quantité de lumière assez confortable pour faire mes photos. L’autofocus aussi n’est pas encore complètement largué par la faible luminosité. Voici la femelle :

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Là, c’est encore la femelle qui régurgite des parties non digérées de je ne sais quelle proie :

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Et là, elle est remplacée par le mâle. Le mâle à une calotte d’un rouge plus vif, mais chez ce couple la différence n’est pas frappante. L’an dernier, la femelle avait un plumage très usé et avait perdu presque toute sa calotte rouge. Cette année c’est cool, je peux photographier indifféremment le mâle et la femelle qui ont tous les deux un beau plumage !

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Là, c’est toujours le mâle qui refuse que la femelle prenne sa place. Bec ouvert, langue tendue, ça fait peur !

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La fois d’après, j’essaye de me servir de l’arbre mort qui est en premier plan (le truc flou à droite sur les photos) pour composer des images différentes, et aussi pour effacer la loge des photos, car un pic à côté de son trou, c’est classique comme photo, vu que c’est à peu près le seul endroit où il est aisé de photographier un pic ! Alors voilà quelques images, avec différentes lumières, cadrages et attitudes de l’oiseau. Difficile de choisir la plus intéressante :

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Quand la femelle commence à faire sa toilette, je regrette presque d’avoir l’arbre flou qui cache une partie de l’image ! Mais je n’ose pas décaler le matériel, ça pourrait l’effrayer :

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Et c’est là qu’on en arrive au fameux bouton « Touches pas à ça p’tit con ». Sur le 500mm, il y a un bouton qui sert à limiter la course de l’autofocus. Au lieu de chercher à faire le point entre 4,5 mètres et l’infini, on peut le chercher entre 10 mètres et l’infini :

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L’intérêt, c’est que si le sujet est à plus de 10 mètres, comme la loge des pics (à 11 mètres), L’autofocus ne peut pas venir focaliser sur l’arbre qui est à 5 mètres juste devant et sur lequel il n’y a rien. Du coup, même si il rame pour trouver le pic et a plutôt tendance à focaliser sur les feuilles qui sont derrière, il va avoir une course de recherche beaucoup plus limitée qu’il va effectuer beaucoup plus vite, donc il finira par « accrocher » sur le pic plus vite.
Le problème, c’est qu’à chaque fois qu’on limite la course de l’autofocus, il se passe toujours un truc entre 4,5 mètres et 10 mètres, alors que normalement ça n’arrive jamais. Donc voilà, cette fois, c’est un grimpereau des jardins, petit oiseau minuscule, magnifique et très dur à photographier, qui est venu parcourir l’arbre à 5 mètres de moi. Du coup, comme d’hab, je suis fou, je vise l’arbre, j’appuie sur le déclencheur, ça ne fait pas la mise au point, je mets 3 plombes à chercher pourquoi avant de me rappeler que j’ai touché au bouton « Touches pas à ça p’tit con ». Du coup, je cherche le bouton, mais comme il y en a 5, je trouve d’abord les 4 autres avant de tomber sur le bon, je le remets en position normale, et c’est à ce moment que le grimpereau des jardins repart. Et du coup je peux cette fois prendre ce bel arbre en photo, mais sans rien dessus :

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A noter que ce fameux bouton à une 3ème position, pour que l’autofocus ne puisse faire la mise au point qu’entre 4,5 et 10 mètres. Pour utiliser cette position, faut quand même être sacrément prétentieux dans la qualité de ses techniques d’approche…

Je termine avec une dernière prise plus récemment. La végétation a poussé, ça y est, il n’y a plus de lumière dans le sous-bois sauf au moment où par miracle, un rayon de soleil vient illuminer le devant de la loge pile quand un oiseau est là !

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Les œufs ont éclos il y a environ une semaine. Fini les photos des adultes sans nourriture dans le bec ! J’espère avoir le temps de faire des photos durant les derniers jours de nourrissage, comme l’an dernier, quand les poussins montrent leur bouille au bord du trou. A suivre…

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