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Retrouvez ici les nouvelles du site, notamment mes aventures photographiques. Le but est de parler davantage du contexte qui accompagne les images, et de montrer que la photographie d'oiseaux est loin d'être facile. Sujets absents, affûts et photos ratées, occasions manquées constituent l'essentiel des sorties !

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samedi 19 août 2017

Dernières surprises du marais

Pour terminer enfin mes vacances du mois de mai, voici des photos qui n’étaient pas prévues du tout. C’est ça qui est sympa dans les coins comme le marais Poitevin, on n'est jamais à l’abri d’une petite découverte sympathique. Cette fois, c’est lors d’une sortie en vélo sur les petites routes des polders que je repère un groupe de Guifettes moustac qui pêchent dans un bassin au bord de la route, dans une zone clôturée classée en réserve que je ne connaissais pas. Le lendemain, il y a un vent de folie, à décorner des vaches qui pissent… Donc c’est mort pour aller photographier les gorgebleues où autres petits oiseaux sur leurs perchoirs habituels. Du coup, je retourne en voiture où j’avais vu les guifettes, au cas où… Bonne surprise, les oiseaux sont toujours en train de virevolter au même endroit, comme s’ils n’avaient pas bougé depuis la veille !
Depuis le bord de la route, la distance est correcte. Bon, le soleil n’est pas là, le vente souffle à bloc, je me sert de la portière pour arrêter un peu ce satané vent qui déstabilise mon 500mm et qui rend le vol des guifettes très irrégulier.

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Et à ce moment commence la lutte de l’homme contre la guifette, impossible à suivre et à cadrer correctement. Heureusement, dans le tas de photos ratées, quelques-unes sont correctes. Autrement dit pas comme ça :

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Ni comme ça (réalisée sans trucages !) :

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Donc plutôt comme ça :

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Et puis d’un coup, la surprise typique de la Vendée ! A droite, je remarque un rapace en vol bizarre dans la prairie derrière le bassin. Un coup d’œil dans les Victory SF, grosse surprise, un Hibou moyen duc en chasse en pleine journée ! Il reste un bon moment, mais ne s’approche pas assez. Frustrant, même si je peux faire quelques photos que je vous présente ici recadrées à plus de 50% :

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Le hibou finit par partir sans s’approcher plus, les guifettes disparaissent également. Mais le lendemain, comme le temps est toujours le même avec ce vent soutenu, je n’ai pas d’autre idée que de retourner sur place. Bonne idée, car les guifettes sont toujours au rendez-vous !

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Ah oui, les hirondelles aussi… N’allez pas croire que l’autofocus du 7D mark2 est capable de focaliser sur une hirondelle en plein vol à 40 mètres, c’est juste un coup de chance :

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Elles font chier ces hirondelles, à venir parasiter mes belles photos de guifettes…

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Et que dire des moutons. C’est sur qu’à choisir, si j’étais un canon 7D mark 2, je trouverai plus facile de focaliser sur un mouton que sur une guifette en vol qui bouge dans tous les sens…

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Au passage, on devine sur la photo la force du vent.

Et puis voilà, le séjour se termine. Pour ma dernière nuit, je décide de quitter le camping et d’aller dormir dans un petit coin où j’avais fait des photos de rousserolles l’année dernière. On ne sait jamais, si la météo est bonne demain matin, je pourrai peut-être faire des photos. J’arrive sur place le soir après un bon resto, et là, à nouveau une grosse surprise, une chouette effraie en chasse au bord de la route ! Le soleil se couche, la lumière est magnifique, la chouette vient droit sur moi en longeant la route. Je m’arrête, je sors vite le matériel, et juste avant de faire une pure photo de concours, la chouette plonge dans le fossé et disparait. Je me tient prêt pour le moment où elle va ressortir, mais voilà, elle ressort en repartant dans l’autre sens à fond la caisse, dans le vent. Je tente de la suivre en voiture, et m’aperçoit qu’elle doit probablement nidifier dans la ferme qui est juste à côté :

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J’arrive en insistant un peu à lui couper la route avec ma Dacia et à faire cette photo totalement à l’arrache. Bon, c’est sombre, mais en même temps c’est un rapace nocturne alors c’est normal, non ?

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Juste après, voilà que c’est un moyen-duc qui passe en vol à 10 mètres de moi, incroyable. Je croyais que c’était l’effraie qui revenait, même pas ! Mais la nuit tombe, trop tard pour les photos. Je suis un peu frustré d’avoir trouvé ce territoire d’effraie seulement le dernier jour, sinon j’aurais surement pu faire quelques belles images en y passant toutes mes soirées. Peut-être une prochaine fois si l’oiseau reste fidèle à sa ferme.
Le lendemain matin, le ciel est toujours couvert, il y a toujours du vent, et il commence à pleuvoir. Du coup, je prend la route du retour, fini les vacances, snif !

samedi 5 août 2017

En mai, va au marais suite

Voici la suite des images du mois de mai dans le marais poitevin. Le lendemain matin, je me suis rendu dans l’autre site où les gorgebleues sont normalement bien présentes et où on est assez tranquille. Mais cette année, comme sur l’autre site, j’ai trouvé très peu d’oiseaux et en plus des oiseaux peu actifs. Du coup, pas de photos de la belle, juste une petite photo de la petite fauvette grisette, toujours présentes mais impossible à photographier, et de l’hypolaïs polyglotte, une autre petite fauvette jaune dans un environnement qui lui va bien je trouve :

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L’après midi, le soleil est miraculeusement resté présent. J’ai pu retourner près de la flaque d’eau magique sur le parking de la pointe de l’Aiguillon, en fin d’après midi, car plus tôt, une photographe que j’avais croisé 2 jours avant avait pris la place. Cette fois je n’ai pas été le seul à remarquer le potentiel de ce petit spot…

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mardi 25 juillet 2017

Ciel gris, oiseau bleu

Nous sommes toujours début mai dans le marais Poitevin. Cette fois, ça n’a pas été le festival de gorgebleues à miroir comme les années précédentes. Moins d’oiseaux présents, et surtout un vent de folie tous les jours du matin au soir qui empêchait les belles de se percher bien en vue pour chanter. Du coup, il n’y a qu’un jour où le vent avait bizarrement disparu et où j’ai pu faire quelques photos. Le soleil était de la partie en tout début de matinée, avant de laisser place à un brouillard qui est sorti de nulle part…

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En milieu de matinée, plus aucune activité. Je suis revenu le soir, et là j’ai trouvé un autre oiseau un peu plus loin qui est venu 2 ou 3 fois chanter au bon endroit. Le soleil, lui, je ne l’ai pas attendu, d’ailleurs je ne l’ai pas beaucoup vu de toute la semaine. Mais bon, une gorgebleue, même sans soleil, c’est très joli quand même !

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Il parait que le week-end précédent, des gardes de l’ONCFS sont venus pour virer sèchement tous les photographes qui s’étaient aventurés dans la végétation dunaire protégée et interdite d’accès pour s’approcher des gorgebleues. Et il est vrai que du coup, j’ai observé le phénomène, j’en ai même vu un qui était posté au bord d’un sentier à 6 mètres du perchoir habituel d’un oiseau pénétrer dans la végétation pour gagner encore 2 mètres, alors qu’il avait un gros télé. Il voulait peut-être photographier son reflet dans l’œil de l’oiseau… Bien sur, en restant sur les sentiers, on peut déjà faire de belles images, il faut juste chercher le bon oiseau qui a un perchoir régulier pas trop loin du bord, et qui n’est pas déjà accaparé par 2 photographes ! Pour ce dernier point, c’est facile, il suffit d’arriver de bonne heure. La plupart des photographes sont présents entre 10h du matin et 18h, autrement dit pile dans la période où les oiseaux sont peu actifs et où la lumière (supposé qu’il y ait du soleil) est la plus mauvaise, avec des turbulences monstres qui empêchent d’obtenir une netteté acceptable. Dommage pour eux !

samedi 15 juillet 2017

En mai, va au marais

Voici la suite de mes images. Je suis toujours bien à la traine, nous sommes maintenant début mai. Après une semaine passée dans les Baronnies avec un temps globalement bien pourri, j’ai décidé de migrer en Vendée dans le marais Poitevin, histoire de voir si le temps pourri de là-bas était plus sympa que celui des Baronnies.

Résultat, de la pluie le premier jour avec un vent pas possible. Rien à faire. Deuxième jour, pas de pluie, cool ! Par contre beaucoup de vent. Je suis allé me promener à la pointe de l’Aiguillon dans le site à Gorgebleues. Pas beaucoup d’activité, bon, tant pis, du coup je me suis rabattu sur les quelques limicoles qui se nourrissaient sur la plage. C’est une bonne occupation, car même si les limicoles peuvent venir très près de nous lorsqu’on est immobile, s’approcher d’eux est plus délicat. Le premier groupe d’oiseaux qui commence à s’approcher de moi est un groupe de bécasseaux sanderling. Première photo d’un oiseau assez près de moi :

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Première photo… et dernière. Ben oui, juste à ce moment y a le couple de Rosebeefs que j’avais croisé sur le chemin qui se pointe sans précautions et qui fait tout partir. Thank you ! Quoi ? J’ai dis Rosebeef moi ? Alors là ça m’étonnerais car j’aime beaucoup les anglais, même si je comprends rien quand ils parlent leur langue et même si eux comprennent rien à ce que je dis quand je m’efforce d'essayer de leur parler dans leur langue.

Bon, toujours est-il qu’ils ont vu que j’étais accroupi dans le sable avec mon appareil photo et qu’ils sont restés plantés là juste derrière moi en me disant « it’s beautiful !) » Yes, but is was more beautiful quand y avait des oiseaux devant moi. Bon, 10 minutes passent, ils sont toujours là, donc je décide de partir. A peine parti, voilà que les anglais partent aussi. Super, du coup je fais demi tour et j’y retourne. Je finis par tromper la vigilance d’un Tournepierre à collier :

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Et j’arrive à m’approcher à moins de 10 mètres d’un Gravelot à collier interrompu faisant sa toilette. Le problème, c’est que mes photos ont disparu. C’est vrai en plus, je ne sais pas ce que j’ai foutu mais y a plus rien sur mon pc… Du coup il ne me reste que cette photo d’un couple prise de beaucoup plus loin.

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La pluie de la veille à rempli la grande flaque d’eau du parking, la fameuse flaque qui, déjà il y a 2 ans, attirait les linottes et les chardonnerets venant se toiletter ou boire un coup. Dès le matin, j’ai remarqué que les oiseaux étaient toujours mystérieusement attirés par cette flaque. Du coup, l’après midi, je me suis garé juste à côté et je me suis fait plaisir !
Il y a eu la Bergeronnette printanière :

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Les chardonnerets, venus en nombre :

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Les linottes mélodieuses, plus rares cette fois :

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Plus rares, mais quand même assez présentes pour passer devant le chardonneret au moment ou je faisait une jolie photo !

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Et finalement, la surprise du chef, celui que j’entendais chanter depuis le matin juste à côté, le fameux Bruant proyer, une sorte de très gros moineau très commun en Vendée :

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Du coup, la Gorgebleue, ce sera pour un autre jour…ou pas. A suivre !

samedi 1 juillet 2017

Voyage intergalactique

Pendant mon séjour à Rémuzat, je me suis trimballé mon téléscope astronomique, histoire de profiter de la qualité du ciel du coin, réputé très noir car loin de toute grande ville et donc de toute pollution lumineuse. Ca m’a demandé pas mal d’organisation pour pouvoir trimballer mon matos photo, mon téléscope astro et mon vélo dans ma Dacia tout en devant dormir dedans aussi !

Finalement ça l’a fait. Le truc qui l’a moins fait, c’est la météo : ciel couvert, vent permanent, heureusement, j’ai pu sauver 2 nuits pour tenter de photographier une galaxie que j’adore et que je trouve vraiment sympa : M51, dite la Galaxie du tourbillon. Elle se trouve juste en dessous de la queue de la casserole de la Grande Ourse, dans la constellation des Chiens de Chasse. Bon, pour cette fois, on ne dira rien sur la chasse…

Alors voilà, la première nuit, le temps d’arriver à tout mettre en place et de tout régler, ce qui prend bien 2 heures, je commence à prendre mes photos. Je décide de faire des poses unitaires de 3 minutes, en corrigeant le suivi manuellement avec mon oculaire réticulé éclairé. Avec cette méthode, une petite partie de la lumière collectée est déviée vers un oculaire qui comprend des graduations rétro-éclairées. Je dois alors trouver une étoile guide, c'est-à-dire une étoile suffisamment lumineuse pour que je puisse la voir, ce qui est déjà très délicat, et qui soit dans le champ de vision que j’ai à disposition autour de la galaxie, ce qui est également délicat. Je dois placer cette étoile à un endroit précis sur les graduations de l’oculaire, et ensuite m’assurer qu’elle ne bouge pas durant les poses de 3 minutes, en corrigeant les erreurs de suivi avec une télécommande qui commande des 2 axes motorisés du téléscope. Ça parait simple comme ça, mais je vous garantit que c’est très dur à mettre en œuvre, surtout que la moindre erreur de suivi apparait sur la photo finale, et que ces erreurs sont souvent brutales et soudaines, sans prévenir, à cause des défauts d’usinage des différentes parties des pièces d’entrainement des axes.

La première nuit, j’ai pu faire 15 photos correctes. Dommage, car alors que j’étais bien lancé et que je commençais à maitriser, voilà qu’à force de tourner pour compenser la rotation de la Terre, le boitier photo est venu au contact du trépied. Impossible de continuer à prendre des photos ! On devine le problème sur ces photos, prises à 4h du matin.

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Et alors que je pensais ne pas pouvoir retenter la chose, la dernière nuit sur place à été assez belle. Cette fois, j’ai pu prendre 16 photos correctes, et là encore, j’ai été stoppé dans mon élan. Cette fois, ça a été à cause de la buée qui a commencé à recouvrir la lentille du téléscope. Quand ça commence, on ne peut plus rien faire. Parait qu’il faut acheter une résistance chauffante pour mettre autour du tube pour éviter ce problème, mais bon, je ne suis pas encore équipé…

Du coup, j’ai monté et bidouillé tout ça avec photoshop, et voici ce que ça donne. On a donc l’assemblage de 31 images de 3minutes de pose chacune, prises à une focale de 2000 mm F/6,3 :

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Je trouve le résultat plutôt sympa, même si j’aurais aimé assembler plus d’images. On voit par exemple que la limite entre la lumière de la galaxie et le fond de ciel est un peu brutal, mais je n’ai pas pu faire mieux, le fond de ciel était à la base trop bruité.

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