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Retrouvez ici les nouvelles du site, notamment mes aventures photographiques. Le but est de parler davantage du contexte qui accompagne les images, et de montrer que la photographie d'oiseaux est loin d'être facile. Sujets absents, affûts et photos ratées, occasions manquées constituent l'essentiel des sorties !

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jeudi 27 avril 2017

Le coup du Martin

Bon, je ne vais pas vous mentir, je suis un peu en retard, les photos qui suivent datent du 21 février. En même temps, c’est de saison. En ce moment je suis dans le Drôme provençale en vacances et il fait 5 degrés. J’ai encore bien choisi ma semaine…

Alors voilà, donc en février, j’ai passé une semaine à Chambéry, et je suis allé tous les jours à l’observatoire d’où j’avais récemment fait les photos du butor. Le premier jour, j’étais content car il y avait des Sarcelles d’hiver tout près de l’observatoire. J’ai enfin pu faire quelques photos de mâles, qui sont de très jolis canards. C’est peut-être pour ça que les chasseurs aiment tant les dégommer !

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Bon d’accord, rien d’exceptionnel sur cette photo. En même temps, un canard, c’est ce qu’il y a de moins intéressant à observer. C’est posé sur l’eau, c’est joli, et puis voilà… Bon, de temps en temps, ça bascule en avant pour aller chercher à manger, et ça ressort la tête toute mouillée !

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Et puis de temps en temps, il y a une femelle de hale bièvre qui passe, avec son bec typique étudié pour attraper des poissons.

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Toujours est-il qu’à part ça, il ne s’est pas passé grand-chose de toute la semaine. Et puis dimanche, on organisait une sortie à l’observatoire avec la FRAPNA. Et là, comme par magie, un Martin-pêcheur est apparu et s’est laissé admirer toute la matinée juste devant l’observatoire. C’était vraiment cool pour les participants de la sortie qui ont pu l’admirer dans de très bonnes conditions. Une fois la sortie terminée, Patrice, Michelle et moi décidons de faire un peu de rab pour essayer de photographier la bête. Bon, comme d’hab, je n’ai pas mon matériel photo, donc ma longue-vue et la digiscopie me sauvent la vie. Alors on s’installe, on attend un peu, et là, le Martin se pointe tout près ! Cool !

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Sauf qu’il ne s’est pas mis du bon côté du roseau. Dommage, il ne manque pas grand-chose. Si vous regardez bien, vous verrez qu’il y les mandibules du bec arquées, on voit largement le jour à travers le bec, bizarre !
Il se déplace un peu plus loin, mais toujours du mauvais côté du roseau…

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Et puis il disparait, et plus rien pendant 30 minutes. On décide de partir, alors on ferme l’observatoire, on fait 2 pas et puis subitement, un cri de Martin pêcheur ! Je jette un œil par-dessus la barrière, et je vois ce satané Martin posé pile au bon endroit, et cette fois du bon côté du roseau. Il est parfait. Grrrrr !!!! Du coup, on ré-ouvre l’observatoire, je redéballe le digiscope, que j’avais tout bien rangé comme il faut, la longue-vue ici, l’adaptateur là, l’APN bien rangé dans la pochette, le trépied replié et accroché au sac. Pendant ce temps, Patrice observe le Martin et me dit qu’il a une posture parfaite, avec une superbe lumière et tout. Et au moment où je termine d’assembler le digiscope, oups ben trop tard il vient de partir… Du coup on attend encore un peu, mais il ne reviendra pas. Voilà comment on loupe pour 2 minutes un très joli portrait de Martin pêcheur…

samedi 15 avril 2017

Le Tichodrome charbonnier

Avec beaucoup de retard, voici quelques images prises en fin d’hiver lors de ma dernière visite au Tichodrome. Aucune photo de Titi cette fois. Mais pour compenser, j’ai vu une nouvelle espèce de Titi coopérative ! Depuis le temps que je fais des affûts ici, je vois régulièrement des mésanges, charbonnières, bleues, à longue queue, nonettes…, mais je n’ai jamais réussi à faire une photo correcte. Cette fois, une charbonnière se laisse photographier juste à côté de moi, et cerise sur le gâteau, elle se prend pour titi. Vous ne me croyez pas ?

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Et à l’envers la tête en bas ? Pas de problème !

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Et avec une seule patte ? Pas de problème non plus !

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Et sur une branche ? Pas de problème encore une fois. Vous vous rendez compte, un tichodrome charbonnier qui s’agrippe à une branche, on aura tout vu !

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Ouai, bon d’accord, c’est vrai qu’en fait c’est juste une mésange sur une branche, mais bon, c’est pas si facile à photographier sans graines de tournesol…

Je vois aussi souvent ici passer quelques rapaces, Aigle royal, Autour, Epervier, Buse, Milan, Faucon… Idem, je n’ai jamais pu faire de photos correctes, en général ils passent trop vite. Alors quand un beau Milan royal s’autorise une petite boucle pour prendre un peu de hauteur dans une ascendance juste devant moi, j’ai le temps de le cadrer. Un peu loin, mais j’aime bien la lumière :

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Cette fois, fini Titi jusqu’à l’hiver prochain. De toute façon, le couple de grands corbeaux qui s’installe chaque année dans le coin commence à tourner, et pour ne pas les déranger, il n’y a qu’une seule solution : ne pas être ici…

samedi 1 avril 2017

La fin de la saison de Titi

J’espère que Titi vous a manqué !
Voici quelques images faites en février, lors de mes dernières visites de l’hiver. Je ne sais pas si j’ai vu le même oiseau que les fois d’avant, c’est possible, mais l’oiseau semblait avoir un comportement intermédiaire entre le titi voltigeur et un titi normal. Bizarre.

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J’ai décidé d’essayer une technique pour réussir une photo en vol. Comme Titi avait tendance à décoller souvent, je me suis dit que les fois ou il allait décoller pour se rapprocher de moi, il me suffisait d’avoir la mise au point active non pas sur Titi mais sur les rochers plus à gauche, qui logiquement se trouvait plus en avant que la partie du rocher d’où titi allait décoller, donc avec un peu de chance si vous suivez je pourrais avoir titi dans la zone de netteté du 500mm vu qu’en décollant il allait s’éloigner du rocher d’où il était posé mais se rapprocher de moi donc se trouver dans le même plan de netteté que le rocher plus en avant ou le 7D faisait la mise au point. Voilà, je suis fier de moi, j’ai été très clair dans mon explication, je suis sur que vous avez compris…

Bon en gros, pour résumer, sur cette photo, si titi avait décollé vers la gauche plutôt qu’en bas j’aurais pu réussir une photo… :

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Pareil sur celle-là :

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D’ailleurs, ici ma technique à fonctionné, titi est bien net, mais bon la posture n’est pas idéale.
Si vous n’avez pas encore compris, là si il avait décollé vers la gauche ça aurait pu fonctionner aussi :

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Ah, ben voilà, là il est net, il a décollé dans la bonne direction. Bon, pas top la posture de l’oiseau, je vous l’accorde… :

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Pour finir, voilà à peu près le but de la manœuvre. Bon, sans l’aile coupée, ça aurait été mieux, et puis c’est aussi un peu flou quand même quand on regarde de près. Tant pis, ce ne sera pas pour cette année…

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Il faut se consoler avec quelques photos où titi à les pattes bien sur terre, enfin façon de parler bien entendu !

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Ici, le photographe a vu titi, titi a vu l'insecte passer en vol, et l'autofocus n'a vu ni titi, ni l'insecte, ni le rocher d'ailleurs...

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jeudi 23 mars 2017

Un drôle d'oiseau dans le ciel

Voici un petit hors sujet d’astrophotographie. Enfin, pas forcément un hors sujet, car que l’on veuille observer les oiseaux ou les astres, on lève souvent les yeux vers le ciel. C’est juste pas au même moment. D’ailleurs, si vous y avez vu passer une poule en début de semaine qui semblait partir tout là-haut, ne cherchez pas à comprendre, mais sachez que c’est normal.

Saviez-vous que certains passereaux comme la Fauvette à tête noire orientent leur migration grâce à la lecture du ciel nocturne et notamment de sa rotation, qui leur permet de trouver le nord ou le sud. En effet, la Terre tourne autour d’un axe orienté nord/sud, et vu depuis le sol dans l’hémisphère nord, le centre de rotation de la Terre se trouve tout proche d’une étoile que l’on nomme l’Etoile polaire. Les oiseaux utiliseraient la région proche de cette étoile polaire pour déterminer la direction du nord.

De mon côté, j’utilise aussi cette étoile polaire. Qui dit astrophotographie du ciel profond dit pose longue, et comme la Terre tourne, lorsque l’on prend une photo en pose longue du ciel, les étoiles ne forment pas des points sur la photo mais des arcs de cercle, forcément. Alors pour résoudre le problème, il faut utiliser une monture équatoriale motorisée avec un viseur polaire, le tout permettant d’aligner l’un des axes de la monture avec l’axe de rotation de la Terre. Ainsi, grâce à un moteur à quartz qui fait tourner en temps réel la monture dans le sens inverse de la Terre, le ciel se fige dans le téléscope.

J’ai déjà eu l’occasion de parler un peu de ça sur ce blog, avec des résultats très modestes. Cette fois, j’ai essayé d’innover. Je me suis attaqué comme un lâche à M42, nébuleuse d’Orion, l’objet céleste le plus lumineux et l’un des plus spectaculaires. Mais pour débuter, c’est un bon sujet. Première innovation, j’ai remplacé mon téléscope astronomique par mon 500mm. La focale est moins importante, mais comme M42 est un objet très grand, c’est largement suffisant.

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Le gros avantage, c’est que je passe de f/6,3 à f/4, autrement dit, le 500mm capte plus de 2 fois plus de lumière que le téléscope en un temps donné ! Gros avantage ! Autre innovation, je me suis lancé dans la bidouille d’images, indispensable en astro. Le principe est de prendre une grande série de photos avec un temps de pose réduit puis de les assembler avec un logiciel dédié. Il y a 2 gros avantages : les photos unitaire ont un temps de pose plus court, donc moins de risque qu’il y ait des erreurs de suivi du ciel très fréquentes durant les poses (mon suivi est fait à l’ancienne, et non piloté par ordinateur comme ça se fait maintenant !), et le fait d’avoir une série de photos à comparer permet au logiciel de séparer les détails des images que l’on retrouve sur chaque image du bruit numérique qui lui est aléatoire sur chaque image, créé par le fait que le capteur reçoit une quantité trop infime d’information lumineuse. En plus de cette série de photos, on ajoute au logiciel 20 images « Dark », qui sont des images faites dans les mêmes conditions que les autres (température, iso, temps de pose), mais avec le cache sur l’objectif. C’est la première fois que je fais exprès le laisser le cache ! Ceci permet au logiciel d’identifier les défauts du capteur, comme les pixels chauds, et de les supprimer. On ajoute aussi 20 « Flat », qui sont des photos d’une surface claire uniforme faites avec le même objectif, et qui permettent de supprimer les défauts de l’objectif comme le vignettage. Enfin, on ajoute une 50ène d’ « Offset », des photos prises avec le cache et une vitesse très rapide, qui permettent d’identifier le bruit de lecture du capteur. Si vous ne savez pas ce que c’est le bruit de lecture, c’est dommage, vous auriez pu m’expliquer…

Donc voilà, on met tout ça dans le logiciel, il tourne pendant un bon moment, et à la fin, il sort une image finale en Tiff très propre qu’il faut après bidouiller à mort avec Photoshop. N’ayant trouvé aucun tutoriel ou info utile sur le net, je me suis débrouillé tout seul. Je ne suis arrivé à rien avec photoshop. Par contre, bizarrement, avec le module Camera Raw, qui normalement n’est pas vraiment prévu pour ça, j’ai pu faire des miracles, surtout grâce à la commande « clarté ».

Alors voilà le résultat. Ici, c’est l’une des images qui compose l’image finale, sans aucune retouche, brute de capteur.

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Et maintenant, voici l’image finale, résultat de l’empilement de 72 images prises à 800 iso avec un temps de pose unitaire de 30 secondes et bidouillée à donf.

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Le rendu dépend énormément de la qualité de votre écran et de son contraste natif…

Alors voilà, c’est plutôt cool, non ? Bon, il me reste quand même à élucider certains mystères de l’univers. Par exemple, pourquoi la mise au point, qui est déjà très difficile à faire sur le 500mm, se décale systématiquement au bout de 2 ou 3 minutes, alors que je ne touche même pas au matériel ! En plus la bague de mise au point à une certaine résistance et n’a pas du tout de jeu, alors qu’est ce qui se passe ???

Et pourquoi le suivi du ciel est-il aléatoire durant la série de photos ??? Tantôt il est bon, tantôt le moteur se met à prendre de l’avance sur la Terre, et puis d’un coup c’est à nouveau bon mais la monture se met à se décaler petit à petit sur l’axe perpendiculaire à celui de la rotation de la Terre… bref, impossible à comprendre…

mercredi 15 mars 2017

Festival du Film Vert

Un petit mot pour dire que si vous souhaitez passer un peu de temps avec moi sous la tente (non non, je ne m'adresse pas qu'aux jolies filles, pourquoi ?) alors sachez que j'expose mes photos sous la tente du Festival du Film Vert à Ferney-Voltaire jusqu'à Dimanche. J'essaierai d'être présent avec un petit stand les soirs un peu avant les projections, mais pas sur, cela dépendra de l'heure à laquelle je finirai le travail. Je serai par contre présent samedi et dimanche.

Le programme ici

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